
La gestion raisonnée des adventices par les services de la Ville d'Asnières laisse fleurir le bitume. Ce réenchantement des rues par les coquelicots (ici rue du Ménil), la linaire cymbalaire (ou ruine de Rome), les pensées sauvages, l'oxalys, l'ancolie, apporte quelque apaisement pour faire oublier, l'espace d'un instant, la brutalité d'un monde qui devra rapidement et nécessairement changer. Le 17 juin par exemple ?

(D.R.)

Une première sphère d'environ 1500 km de diamètre (moins de la moitié de la Lune) représente la totalité de l'eau présente sur notre planète. Une seconde représente le volume d'eau douce disponible sur la terre (soit 3% de la totalité de l'eau présente sur Terre). La dernière représente la part de l'eau accessible à l'homme...
(source : Woods Hole Oceonographic Institution)
Source OWNI :

Le fichage gendarme, policier et judiciaire ne doit pas faire oublier le fichage civil de la banque, de l'assurance, de la santé et d'autres officines telles que Fia-Net dont les bases archivent pendant des années les données tant de mauvais que de bons consommateurs.
Ce 15 mai est un bon jour pour fêter ses 52 ans. Sarkozy quitte son fief de l'Élysée. En vacance depuis 5 ans, la France se dote enfin d'un président de la République en la personne de François Hollande. Sébastien Pietrasanta dépose sa candidature aux législatives. Laurent Martin Saint-Léon annonce la sienne avec comme suppléante, Corinne Previtali.
Ce 15 mai est un bon jour. La République entame sa renaissance. Librement.
Je croisais régulièrement Alain Joissains rue Mignet à Aix-en-Provence (Aquae Sextiae) au début des années 1980. Puis j'ai oublié le nom des Joissains que, dans ces années, nous associions à «l'affaire Joissains».
C'est Maryse Joissains qui fait resurgir ces souvenirs de ma jeunesse insouciante et consciente. Car voilà -t-y pas qu'elle considère François Hollande comme un Président illégitime et intente un recours en annulation de son élection au Conseil d'État. Diantre. Fichtre. Boufre. Trois motifs : dépassement des comptes de campagne, soutien de la CGT, abus de propagande médiatique.
Lire : Maryse Joissains
Le culte de la personnalité fait long feu. Nicolas Sarkozy a été remercié par une majorité de Français. Au plan local, les fiefs réputés inexpugnables ont balayé les idées reçues : à Asnières, François Hollande a viré en tête. Un coup dur pour les figures de proue UMP qui renâclent à rejoindre le musée des vanités.
Un vote contre, c'est clair. Un vote pour changer, c'est sûr. Un vote par défaut, aussi : dans mon bureau de vote le 6 mai, il y a eu un bulletin pour François Bayrou, un pour Marine Le Pen, un pour Obi-Wan Kenobi... Et j'ai vraiment été touché par ces nombreux électeurs qui venaient en famille et suggéraient que leurs vifs et tendres épigones puissent glisser leur bulletin dans l'urne.

L'UMP est un parti qui a perdu son âme pour le culte de la personnalité, de même que le parti radical avec son Borloo. Hollande, Mélenchon, Bayrou et Le Pen ont su fédérer autour d'idées, de valeurs et de projets que je ne partage pas toutes, loin de là . D'autres se sont vautrés en supplétifs au service d'une oligarchie sarkophyte (çaprofite).
Certains fêtent la victoire de la Gauche. D'autres sont soulagés de s'être débarrassés d'un président de l'Élysée dont le bilan est catastrophique pour la France et les Français (déclin des Libertés, hold-up du traité de Lisbonne, soumission à l'OTAN, diarrhée législative, dette, crise de l'emploi, cadeaux fiscaux, paupérisation, diplomatie de cuirassé, etc.) Il a laissé la France au radoub.
Au fait : ce soir, je fais la fête.

Allégorie d'un candidat à sa propre succession
soutenu par les maquignons de la haute-finance,
lui devant et eux derrière.
Ce soir, nous allons assister à un débat qui ne bouleversera pas les tendances. Hollande va gagner, parce qu'il ne suspendra pas les riches à un croc de boucher et qu'il n'éreintera pas plus les classes moyennes et les déshérités qu'ils ne le sont déjà . Sarkozy va perdre, parce qu'il s'enfonce dans l'outrance populiste en oubliant le bilan de son quinquennat : moins de policiers, plus d'insécurité, plus de fichage, moins de justice, plus d'immigration, plus de dette, moins de travail.
Le libéralisme soutenu et prôné par Sarkozy déplore les carcans fiscaux et financiers, mais ce libéralisme n'existe justement que par ces règles établies qu'il contourne pour mieux prospérer. C'est le principe du coucou qui récuse la nidification, mais parasite le nid des autres passereaux. Il y aura toujours des voyous, il y aura toujours de la fausse monnaie, toujours des recéleurs, et des gendarmes. Ici, il n'y a plus de gendarme, mais un Père Noël qui ouvre les autoroutes des boucliers fiscaux et de la délocalisation.
Ici ? Il y a un président qui a presque triplé ses indemnités (170%) tandis qu'il s'avance vers la suppression du salaire minimal, ratiboise le régime des retraites, met l'Éducation, la Santé et la Science au régime sec, préfère réguler la précarité qu'asseoir la stabilité des ménages, et stigmatiser les plus démunis qu'il qualifie d'assistés. Ses amis de la haute finance se sentent-ils visés ? Je n'évoque surtout pas Carlyle Group, Malakoff-Médéric, Paris Biotech Santé, puisque personne n'en parle. (Cf. Saga)
L'inexpérience de Hollande en matière de gouvernement est rassurante : le talent n'attend pas l'expérience. Qu'a fait Sarkozy depuis 2002 ? Rien de bon pour l'image de la France. Rien de bon pour la solidarité nationale. Rien de bon pour la construction d'une Europe à visage humain qui n'a toujours pas de numéro de téléphone.

Specimen de Bouvière. Celui-ci s'appelle Yves (Cf. Casse-toi pov con)
« Crains les Ides de mars », avait dit l'oracle : ce jeudi 15 mars, nous allons célébrer la mort du dictateur Jules César, mondialiste centralisateur, précurseur de l'OMC, homme de toutes les femmes et femme de tous les hommes. Il prononça ses derniers mots en langue grecque : « καὶ σὺ Ï„Îκνον » et non en latin (Tu quoque mi fili), preuve s'il en est qu'il se tapait de l'identité nationale, mais qu'il apprécia la gloire, le pouvoir et l'argent. On en connaît d'autres.
Je vous laisse en pâture le dernier paragraphe de l'article publié par Frédéric Lordon, directeur de recherche au CNRS, afin que vous lisiez tous ceux qui précèdent :
En 1936, au Madison Square Garden, en campagne pour sa ré-élection, Roosevelt, confronté aux forces réactionnaires du capital, arc-boutées dans la préservation de toutes leurs licences, Roosevelt, donc, fait de la politique à la hauteur de l’histoire : « Nous avons à lutter contre les vieux ennemis de la paix – le business et les monopoles financiers, la spéculation, les banques déchaînées (...) Ceux-là ont commencé à faire du gouvernement des Etats-Unis une simple dépendance de leurs affaires (...) Jamais dans notre histoire ces forces n’ont été liguées comme aujourd’hui contre un candidat. Elles sont unanimes dans la haine qu’elles me portent – et j’accueille cette haine avec plaisir. » On se prend à rêver d’un candidat socialiste qui n’aurait pas oublié le sens du mot socialiste, et qui se ferait un honneur de défier les forces de l’argent, d’entrer en guerre ouverte contre elles, et de s’en faire détester. On se réveille, et l’on sait dans l’instant que l’époque contemporaine attendra encore un moment son Roosevelt.
Conférence : «L'État et les banques, les dessous d'un hold-up historique» par Myret Zaki et Étienne Chouard. Myret Zaki est rédactrice en chef adjointe du magazine Bilan.
«L'État et les banques, les dessous d'un hold-up...»
Aux Travailleurs
Unis, par-dessus toute divergence, devant le spectacle des émeutes fascistes de Paris et de la résistance populaire qui seule leur a fait face, nous venons déclarer à tous les travailleurs, nos camarades, notre résolution de lutter avec eux pour sauver contre une dictature fasciste ce que le peuple a conquis de droits et libertés publiques. Nous sommes prêts à tout sacrifier pour empêcher que la France ne soit soumise à un régime d'oppression et de misère belliqueuses.
Nous flétrissons l'ignoble corruption qu'ont étalée les scandales récents.
Nous lutterons contre la corruption ; nous lutterons aussi contre l'imposture.
Nous ne laisserons pas invoquer la vertu par les corrompus et les corrupteurs. La colère que soulèvent les scandales de l'argent, nous ne la laisserons pas détourner par les banques, les trusts, les marchands de canons, contre la République - contre la vraie République qui est le peuple travaillant, souffrant, pensant et agissant pour son émancipation.
Nous ne laisserons pas l'oligarchie financière exploiter comme en Allemagne le mécontentement des foules gênées ou ruinées par elle.
Camarades, sous couleur de révolution nationale, on nous prépare un nouveau Moyen Âge. Nous, nous n'avons pas à conserver le monde présent, nous avons à le transformer, à délivrer l'Etat de la tutelle du grand capital - en liaison intime avec les travailleurs.
Notre premier acte sera de former un comité de vigilance qui se tiendra à la disposition des organisations ouvrières.
Que ceux qui souscrivent à nos idées se fassent connaître.
Le Bureau Provisoire :
Alain
Paul Langevin, Professeur au Collège de France
Paul Rivet, Professeur au Museum
Henri Guaino, conseiller spécial du président de l'Élysée UMP, Nicolas Sarkozy, s'est emporté aujourd'hui lors d'un débat télévisé avec Jérôme Guedj, président du Conseil général de l'Essonne, lors de l'émission "La voix est libre" sur France 3 IdF, l'invertivant : "taisez-vous, c'est insupportable à la fin !". Les deux débateurs sont membres du conseil d'administration de la Fondation Marc Bloch, centre de réflexion sur les valeurs républicaines. Guaino n'a pas apprécié quand son contradicteur a parlé de "débat délétère", "indigne" sur l'identité nationale. "Si vous répétez indigne, on va arrêter là ", a proféré le conseiller sarkozyen. "Je ne viens pas sur des plateaux pour me faire insulter". "Si je vous traite de sale con, ça va vous plaire ?", s'est-il enfoncé.
Guaino reprend la vieille rhétorique de l'insulte par présupposé impératif. Il n'y avait nulle insulte de la part de son contradicteur. Mais justement, pour l'UMP dominatrice, contredire, c'est insulter. Le Casse-toi pov con, c'était quoi ? Ce Si je vous traite de sale con, ça va vous plaire ? c'est quoi ? C'est l'indignité des élites de la République et le mauvais exemple donné à la jeunesse, à l'avenir de la France.
J'ai été éduqué avec d'autres valeurs. Et je souhaite transmettre longtemps ces autres valeurs : celles de mes instituteurs de la République et de mes racines paysannes, artisanes et industrielles. Jamais partisanes : respect de l'Homme, de la nature, de l'outil, de l'institution. Nos élites d'aujourd'hui ne craignent rien. Elles n'ont peur de rien. Elles ne comprennent rien. C'est très grave.