La fibre arrive dans les immeubles
L’Arcep (le régulateur des télécommunications) vient de publier lundi le mode d’emploi du raccordement des foyers à l’Internet très haut débit. Un camelot de Numéricâble prétendait de manière mensongère intervenir pour le compte de la Mairie d'Asnières. Non : personne n'est obligé de souscrire aux offres de tel ou tel opérateur. Cet imposteur a sonné chez moi pour m'informer que si je ne signais pas son torchon, je n'aurais plus ni téléphone, ni internet, ni télévision. Non, la Mairie d'Asnières n'a rien délégué à cette société - qu'à titre personnel je déconseille au vu des pratiques de ses commerciaux (j'ai reçu leur directeur régional pour aborder moult dossiers effarants d'habitants victimes).
Orange, SFR, Free et Numericable ont déployé des kilomètres de fibres optiques sous les trottoirs. Chaque foyer pourra choisir son opérateur et en changer quand il le décide, sans dépendre des décisions de ses voisins. En copropriété, l'assemblée générale décidera de l’équipement de l’immeuble en fibres et à retenir un opérateur qui signera avec le syndic une convention type. Il deviendra « opérateur de l’immeuble ». Il réalisera les travaux d’installation pour le compte de tous dans l’immeuble. Ces travaux sont à la charge des opérateurs, sans frais aucun pour la copropriété.
Avant d’entamer les travaux dans l’immeuble, l’opérateur consultera ses concurrents pour leur proposer d’installer des fibres pour eux, chacun payant sa quote-part. Une seule fibre sera activée par appartement, en fonction de l’opérateur choisi par le consommateur. Certains locataires de logements sociaux se voient facturer 9 euros par mois pour une télévision câblée qui produira au cas par cas une image neigeuse (je peux produire des exemples, du sévère, jusqu'en Alsace) : c'est illégal.
Posté le mercredi 24 juin 2009 dans Miscellanées. 0 commentaire
